La motricité libre : ça change quoi ?

J’ai assez récemment découvert ce « concept » ou en tout cas ce terme et pourtant nous avons toujours instinctivement pratiqué la motricité libre. Nous n’avons jamais laissé les enfants dans un espace limité tel qu’un parc. Nous les avons toujours encouragés à se déplacer et à explorer.

Depuis, je me suis donc un peu documentée sur le sujet et j’ai donc appris que ce concept a été décrit par le docteur Emmi Pikler dans les années 60. Elle a expérimenté en laissant des enfants évoluer en toute liberté (et en toute sécurité). Elle a ainsi pu observer que le développement moteur des enfants était acquis naturellement et dans un ordre précis.

Les tous premiers mois, le nourrisson a besoin d’être entouré physiquement (bras, écharpe, emmaillotage …) afin d’acquérir une sécurité affective de base. Ensuite, la pédiatre préconise de le laisser libre de ses mouvements en le laissant sur le dos, sur un tapis. L’enfant explore alors à sa guise et se développe de manière autonome. Des effets à long terme ont même été analysés et tendent à prouver une plus grande autonomie et une meilleure confiance en soi et en son environnement (ici des illustrations parfaites et ici le lien vers l’association PiklerLoczy).

Concrètement, ça a changé quoi chez nous ?

Pas grand chose à vrai dire mais quand même …

  1. Moins de matériel : pas de trotteur, de parc, de balancelle, de transat de bain ou autre « gadget ». Une couverture confortable et quelques jouets suffisent
    Nous en avons eu un trotteur prêté lors de la naissance de Louis mais nous l’avons très vite abandonné car il se coinçait tout le temps et d’ailleurs cet objet est reconnu comme totalement inutile pour l’acquisition de la marche.

  2. Des vêtements confortables. Un bébé qui bouge c’est comme un sportif : il lui faut des vêtements dans lesquels il est à l’aise et peut se mouvoir.
    C’est tout bête mais les vêtements à capuche sont une horreur : dès qu’on pose bébé au sol, la capuche remonte et il se retrouve le visage coincé dedans. Dans le même ordre d’idée, je ne mets que très peu de robes à Anna car ça remonte. Au final, vivent les leggings (encore mieux que les collants car on peut laisser bébé pieds nus) !

  3. Un environnement adapté.  Un bon exercice et de se mettre soi même à terre. Cela permet de visualiser tout ce qui peut attirer l’œil d’un bébé explorateur et ainsi sécuriser l’espace en conséquence. Même si bébé n’est jamais laissé totalement seul, les accidents arrivent vite !
    On met donc les objets fragiles et/ou dangereux en hauteur ; on ne laisse des objets hauts, type lampes, branchées car bébé va tirer sur le câble ; on fait attention à tous les petits objets qui peuvent avoir roulés sous le canapé et que bébé va nécessairement porter à sa bouche ; on essaie de maintenir le sol le plus propre possible. Sur ce dernier point, honnêtement, « motricité libre sur parquet ancien » rime avec « body mouillé de bave très vite tout sale » …

  4. De la confiance pour encourager l’autonomie. Nous avons une maison à deux étages et il était hors de question à la fois de mettre des barrières partout mais aussi d’être en stress permanent avec la peur de la chute. Les enfants ont donc très tôt su monter et descendre les escaliers en toute sécurité (une chute de Valentin seulement mais c’était avec le recul inévitable étant donné son caractère frondeur qui veut toujours vérifier pour être convaincu de ce qu’on lui dit …).
  5. Beaucoup d’observation et d’accompagnement. Si la motricité libre encourage l’autonomie, elle ne veut pas dire abandonner bébé à son sort. Bien au contraire ! Encourager la motricité c’est aussi passer beaucoup de temps à observer son bébé pour ajuster l’environnement comme  éloigner un peu un jouet pour inviter bébé à l’atteindre ou au contraire le rapprocher si bébé s’énerve de ne pas réussir à l’attraper.C’est enfin l’accompagner et l’encourager dans ses efforts : quand bébé atteint un objet convoité, se met assis seul où se hisse sur ses deux jambes pour la 1ère fois, partager sa satisfaction par un sourire ou un regard est juste magique !

Et vous ? Comment faites-vous pour permettre à vos bébés d’explorer le monde ?

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4 réflexions sur “La motricité libre : ça change quoi ?

  1. dafodile dit :

    Nous aussi on a pratiqué ça sans connaître le concept. Instinctivement, mettre un bébé en cage ça m’a toujours paru bizarre!

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